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Mexique
Communiqué

Le Mexique doit garantir la tenue d’une enquête fiable

Le 19 janvier dernier, María Márquez de Favela a reçu le prix des droits de l’homme 2018 de la Fondation ACAT pour la dignité humaine. Elle encourt des risques accrus au Mexique, alors que la disparition de son fils a dernièrement été qualifiée de « disparition forcée » par les autorités mexicaines.
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Le 05 / 02 / 2019

Le prix de la Fondation ACAT récompense son courage et sa ténacité pour enquêter et retrouver son fils Adrián disparu en octobre 2012 à Ciudad Juárez à la suite d’une intervention de la police de Chihuahua à son domicile, ainsi que la lutte qu’elle mène pour éradiquer le fléau des disparitions forcées au Mexique et obtenir justice.

À Paris, Maria et son époux ont pu échanger à plusieurs reprises avec les représentants des autorités françaises, des experts des Nations Unies et des médias européens sur les multiples obstacles rencontrés ces six dernières années. En effet, aucune enquête pour disparition forcée n’a été menée auparavant.

Par ailleurs, María et tous ceux qui l’accompagnent, sa famille, le Collectif « Familles unies pour la Vérité et la Justice » et l’ONG Centre des droits humains Paso del Norte (CDHPN), ont été menacés, jusqu’à leur domicile, dès lors qu’ils ont cherché à pallier ces négligences.

Si la Fondation de l’ACAT a tenu à remettre ce prix cette année à María particulièrement, c’est que l’enquête est passée aux Affaires internes du Ministère public de Chihuahua, ce 25 janvier, mentionnant pour la première fois qu’Adrián a été victime d’une « disparition forcée ».

Si cela peut bien sûr constituer une étape positive, l’ACAT s’inquiète de l’augmentation des risques et des menaces pour les proches d’Adrián et leurs avocats au sein du CDHPN. En effet, plus les auteurs de la disparition pourront être nommément mis en cause, plus les représailles pourraient être importantes. Les cas d’attaques à l’encontre de familles, d’avocats et de journalistes dénonçant les disparitions massives sont courantes.

Alors que María et son époux Manuel sont retournés à Ciudad Juárez, l’ACAT et le CDHPN attendent des autorités mexicaines qu’elles apportent des garanties réelles pour l’enquête et la recherche d’Adrián ainsi que pour la protection de toutes les personnes impliquées dans la plainte.

L’ACAT ne manquera pas de tenir au courant l’ensemble des personnes rencontrées en France, qui par ailleurs, ont assuré garder une vigilance particulière sur cette affaire.


Vous pouvez également lire notre CP en version espagnole  : Desaparición forzada en México


Contact presse  

Mariam Chfiri / ACAT : 01 40 40 40 24 - mariam.chfiri@acatfrance.fr


Note aux rédactions

  • 40 180… C’est le nombre de disparitions recensées au niveau national depuis 2006 jusqu’à ce début d’année 2019, avec une augmentation de 474 % des cas  entre 2007 et octobre 2016. 
  • Si ces chiffres officiels sont dramatiques, la réalité l’est plus encore.  D’après plusieurs associations mexicaines, les parquets fédéraux et des États fédérés ne communiquent pas l’ensemble des données concernant les plaintes pour disparition.
  • Par ailleurs, au vu des nombreux témoignages collectés, ces associations estiment qu’en moyenne seules 2 familles sur 10 portent plainte pour la disparition d’un proche, car elles ont peur pour leur sécurité et redoutent la collusion entre criminels et agents de l’État.

 

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