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Méditations

Août 2022

Dire non

Comprends-moi bien : au début, je parlais de l'amour, de la force de l'amour, et tout le monde était d'accord avec moi. Pas de problème, l'amour, on connaissait c'est dans tous les romans, dans tous les sermons. Mais tout le monde continuait à approuver les tueries ou même à les accomplir.

Puis j'ai changé. J'expliquais à mes auditeurs qu'il fallait croire en la vérité, faire la vérité. Encore une fois, j'ai rencontré un accord total et placide, parce que personne ne veut s'avouer menteur, c'est compréhensible.

J'ai cherché autre chose : la justice. Je parlais de la force de la justice, de l'engagement au service de la justice. C'était l'accord unanime. Il fallait rétablir la justice, et chacun trouvait une injustice dont il était victime, mais très rarement il se sentait concerné par l'injustice qu'il commettait.

Alors j'ai trouvé le mot : non-violence. J'ai dit "non" à la violence. Ce fut un tollé général.

Ce n'est pas que je cherche à désorienter mes auditeurs pour le plaisir mais, pour dire "non", il faut redresser la tête, il faut se montrer, il faut être un homme et non pas un esclave. En disant non-violence, je commence par nier une fatalité : celle de la violence, c'est-à-dire celle du mal. Le mal en moi, le mal autour de moi n'est pas fatal.

Quand je dis "non" à la violence, je fais un acte d'homme libre, je donne à l'homme toute sa dimension d'homme : plus, je lui donne sa dimension divine.

Jean Goss

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