Cookie Consent par FreePrivacyPolicy.com
Angola
Bonne nouvelle

Ratification de la Convention contre la Torture

Le 2 octobre 2019, l’Angola est devenu officiellement partie à la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants après avoir déposé, fin septembre 2019 à New-York, les textes de ratification lors de la 14ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Angola
Le 28 / 10 / 2019

 

Le 2 octobre 2019, l’Angola est devenu officiellement partie à la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants après avoir déposé, fin septembre 2019 à New-York, les textes de ratification lors de la 14ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU)[1].

Le 16 juillet 2019, le Parlement angolais avait approuvé la Résolution 38/19 ratifiant cette convention internationale. L’Angola était l’un des cinq derniers pays d’Afrique à ne pas avoir ratifié la Convention contre la torture. Il s’agit d'un pas historique pour l’Angola visant à  protéger davantage ses citoyens en mettant en place une politique interne de suppression de la torture et de lutte contre ce type de violence étatique. Au niveau du code pénal angolais, des dispositions spécifiques incriminant la torture ont déjà été introduites. Toutefois, il s’agit de peines qualifiées « d’indulgentes » par le Comité des droits de l’homme (CDH) [2].

La torture encore régulièrement utilisée dans le pays

Selon les autorités angolaises, « l'Angola n'a pas enregistré de cas de torture ou de mauvais traitements » en 2019[3]. Cette affirmation ne correspond pas à la réalité du phénomène tortionnaire en Angola, pays dans lequel les forces de défense et de sécurité utilisent encore la torture dans diverses situations. Comme l’indique le Conseil des droits de l’homme (CDH), des informations font « état de tortures et de mauvais traitements infligés par la police ou les forces de sécurité pendant les arrestations, dans les postes de police lors des interrogatoires, ainsi que dans d'autres lieux de détention [notamment] à l'encontre de réfugiés enregistrés ou non de nationalité congolaise ». Malheureusement, comme le souligne le CDH, il y a une absence totale « d'informations détaillées sur le nombre d'enquêtes conduites et de condamnations prononcées à la suite d'actes de torture » ainsi qu’une « absence de mécanisme indépendant pour enquêter sur les actes ».

L'ACAT félicite les autorités angolaises pour cette avancée majeure et suivra avec attention la mise en oeuvre de la politique interne de prévention et de lutte contre la torture.

 

 

[3] Le 28 août 2019, à l'ouverture d’un séminaire sur la Convention des Nations unies contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants – organisé, à Luanda, par le Ministère angolais de la Justice et des Droits de l'Homme – le secrétaire d'État à l'Intérieur, Monsieur José Bamoquina Zau, a affirmé « que l'Angola n'a pas enregistré de cas de torture ou de mauvais traitements » https://www.angop.ao/angola/fr_fr/noticias/politica/2019/7/35/Aucun-cas-torture-notifie-Angola,c22ec8e0-8967-41f9-a693-44c93ebb84fb.html

 

Articles associés

Rapport
actu-rt-1160x600
AngolaCongoFranceMexiqueMauritaniePhilippinesÉtats-UnisVietnam

12 éclairages pays pour comprendre le recours à la torture

Le 01 / 09 / 2021
Le 26 juin 2021, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT-France a publié la 6ème édition de son rapport Un monde tortionnaire. Douze États font l’objet d’un éclairage sur les pratiques tortionnaires et sur ce que leur acceptation, leur légitimation et leur banalisation disent des sociétés.
Appel urgent
Angola Cafunfo
Angola

Répression d’une manifestation à Cafunfo : au moins 10 morts

Le 04 / 03 / 2021
Le 30 janvier 2021, des incidents graves ont eu lieu à Cafunfo, village minier de la commune de Cuango dans le Lunda Norte. Selon les premiers témoignages, informations et vidéos récoltés par la société civile, des éléments des forces de défense et de sécurité angolaises auraient tiré à balles réelles sur des manifestants non armés et tué plusieurs d’entre eux. Particulièrement marquante, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs civils ensanglantés au sol. Certains bougent, d’autres non. Un policier angolais donne alors des coups de pied et marche sur la tête d’une victime grièvement blessée.
Actualité
AM 2020-04 MonteSume COVER
Angola

Je demande justice pour les victimes de Monté Sumé

Le 23 / 03 / 2020
En avril 2015, la Police d’intervention rapide débarque au campement de l’église évangélique du pasteur José Julino Kalupeteka, accusé de pratiques sectaires. Son interpellation tourne au massacre de fidèles. Cinq ans plus tard, les forces de l’ordre impliquées dans ces graves violations des droits humains n’ont toujours pas été jugées.