Russie
Communiqué

Amnistie de Khodorkovski et des Pussy Riot

L’ACAT se réjouit de la libération de Khodorkovski et des Pussy Riot, mais rappelle que la Russie doit s’engager dans des réformes en faveur du respect des droits fondamentaux.
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Vladimir Poutine a déclaré aujourd'hui qu'il allait gracier l'opposant Mikhaïl Khodorkovski. Par ailleurs, deux membres du groupe Pussy Riot ainsi que les militants de Greenpeace doivent être libérés en vertu d’une amnistie votée hier par le Parlement. L’ACAT se réjouit de ces libérations, mais rappelle fermement que la Russie doit s’engager dans de véritables réformes en faveur de l’Etat de droit et du respect des droits fondamentaux.

Selon Christine Laroque, responsable des programmes Russie à l’ACAT :

« Cette annonce, si bienvenue soit-elle, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Nous ne sommes pas dupes : les autorités russes souhaitent afficher une bonne image à la veille des Jeux olympiques de Sotchi alors que la détention de ces opposants était clairement abusive. »

« Ces libérations, ainsi que celles de plusieurs manifestants du 6 mai 2012, sont une bonne nouvelle, mais il est nécessaire de garder à l’esprit que la Russie reste un pays où les violations des droits de l’homme, et notamment la torture, sont quotidiennes et banalisées. »

«  Il est urgent que les autorités entreprennent une réforme profonde des institutions sécuritaires et carcérales. Derrière la médiatisation de ces libérations, des milliers de personnes continuent de voir leurs droits fondamentaux violés quotidiennement et la société civile a subi en 2013 une répression sans précédent depuis l’époque soviétique. »

Note aux rédactions :