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Un monde tortionnaire : 12 États passés à la loupe

Ce 26 juin, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT-France publie la 6e édition de son rapport Un monde tortionnaire. Douze États font l’objet d’un éclairage sur une pratique qui se généralise à l’aune de discours sécuritaire. Prolongeant l’étude historique, politique, psychologique et culturelle de la torture, l’ACAT-France alerte sur l’acceptation banalisée de cette pratique.
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Le 25 / 06 / 2021

Ce 26 juin, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT-France publie la 6e édition de son rapport Un monde tortionnaire. Douze États font l’objet d’un éclairage sur une pratique qui se généralise à l’aune de discours sécuritaire. Prolongeant l’étude historique, politique, psychologique et culturelle de la torture, l’ACAT-France alerte sur l’acceptation banalisée de cette pratique.  

Peut-on tolérer plus longtemps l’intolérable ? La torture est une réalité brutale, violente, cruelle, indigne, et pourtant quotidienne pour des milliers de personnes tous les jours partout dans le monde. Son interdiction légale est quasi-universelle : 171 États ont ratifié, à ce jour, la Convention contre la torture (1984), qui interdit sa pratique, sans aucune dérogation possible, dans son article 2. Sa condamnation morale est sans doute plus grande : la torture ne trouve sa place nulle part dans l’idéal d’une société fondée sur le respect de la dignité humaine, universelle et sacrée.

Pourtant, la torture persiste et continue de gangréner nos sociétés. Chronique, elle prolifère partout sur la planète. Systémique, elle se nourrit de discours autoritaires qui en justifient l'usage. Pour rendre compte de l’emprise du phénomène tortionnaire sur les corps et les esprits, douze États font l’objet d’un éclairage inédit grâce aux contributions d’experts, d’universitaires et d’acteurs engagés dans la lutte contre la torture : Angola, Égypte, États-Unis d’Amérique, France, Israël/Palestine, Mauritanie, Mexique, Philippines, République du Congo, Sri Lanka, et Viêtnam. Les témoignages qui enrichissent le rapport rendent nos conclusions implacables : la torture nous concerne tous et toutes.

Militantes et militants des droits humains, opposantes et opposants politiques, journalistes, avocates et avocats, personnes issues des minorités, stigmatisées, marginalisées…, dans le geste des tortionnaires, c’est toute l’humanité qui souffre.

Le rapport Un monde tortionnaire ne se limite pas à une radiographie des sociétés ; il explore également les pistes qui permettront à celles-ci de guérir. Reste sans doute une lueur d’espoir. La pratique de la torture n’est pas une fatalité, mais il est urgent, pour obtenir son abolition, de (re)prendre conscience de sa réalité, aussi glaçante soit-elle.

En publiant son rapport, fruit de plusieurs mois d’enquête et de rédaction, l’ACAT-France témoigne de sa conviction profonde : les droits humains sont le devoir de chacun et de chacune. La dignité de la personne humaine surpasse toutes les convictions : les droits humains ne sont pas une option.


Le rapport est disponible en intégralité en ligne et nous vous invitons à participer activement à sa diffusion.

Pour soutenir l’ACAT-France dans  sa lutte pour la dignité, vous pouvez également  acheter un ou plusieurs exemplaires de ce rapport en vous adressant à : Vente Diffusion, ACAT-France, par téléphone au + 33 1 40 40 71 20 ou sur place au Secrétariat national de l’ACAT-France au 7 rue Georges-Lardennois, 75019 Paris.

Prix : 12 euros (sur place) / 15 euros (frais de port compris) / 25 euros les 3 exemplaires (frais de port compris).

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