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Non à la diffamation des ONG et des victimes de torture

L’ACAT, en partenariat avec plusieurs ONG internationales, dénonce la campagne de discrédit et de diffamation menée actuellement à l’encontre d’ONG de défense des droits de l’homme et des victimes qu’elles accompagnent.
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Le 17 / 03 / 2016

L’ACAT, en partenariat avec plusieurs ONG internationales, tient à faire part de sa profonde préoccupation concernant la campagne de discrédit et de diffamation menée actuellement par des représentants politiques et des personnes et médias proches du pouvoir à l’encontre d’ONG de défense des droits de l’homme et des victimes qu’elles accompagnent.

Depuis une semaine, plusieurs articles de presse et émissions radiophoniques salissent les noms des « 4 civils de Rosarito » (cas accompagné par l’ACAT) reconnus comme victimes de torture par le Comité contre la torture, en les associant sans fondement à de multiples homicides, disparitions et enlèvements crapuleux.

Dans le même temps, l’ONG Commission mexicaine de défense et de promotion des droits de l’homme (CMDPDH, partenaire de l’ACAT) qui défend ces victimes s’est vue accusée de se faire de l’argent en obtenant des indemnisations pour des criminels alléguant de fausses tortures, et ce avec le concours du Rapporteur spécial de l’ONU contre la torture. D’autres ONG mexicaines sont régulièrement qualifiées de “mercenaires des droits de l’homme” et de “défenseurs de délinquants”.

Les experts du système interaméricain des droits de l’homme sont également la cible de ces attaques. Le 2 mars, le gouvernement mexicain a ainsi remis en cause le rapport de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) émis à la suite de sa visite in loco à l’automne 2015, lequel entérine le constat de disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires et torture généralisées. Le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants de la CIDH qui suit l’enquête sur la disparition des 43 étudiants d’Ayotzinapa est également taxé de manque de professionnalisme et d’objectivité à mesure qu’il met en lumière les manquements des autorités mexicaines.

L’ACAT tient à réaffirmer son soutien à la CMDPDH ainsi qu’à l’ensemble des ONG mexicaines de droits de l’homme et aux victimes de torture. La multiplication des interventions diffamatoires à leur encontre les met en danger et contrevient aux engagements internationaux pris par le Mexique pour défendre les droits de l’homme.  En conséquence nous demandons au président Enrique Peña Nieto de :

  • reconnaître la gravité de la crise des droits de l’homme qui secoue le pays, mettre en œuvre les recommandations faites par les organisations onusiennes et interaméricaines à cet égard et répondre favorablement aux demandes de visites émises par les rapports spéciaux de l’ONU sur la torture et les défenseurs des droits de l’homme ;
  • reconnaître publiquement le statut de victimes et leur pleine légitimité aux « 4 civils de Rosarito » en veillant à leur protection et en condamnant toutes les attaques à leur encontre ;
  • reconnaître publiquement la légitimité et le courage des membres de la CMDPDH et des ONG mexicaines qui défendent les victimes de violations des droits de l’homme et condamner, publiquement aussi, ceux qui tentent de les discréditer.

Lettre ouverte au président Enrique Peña Nieto

Carta abierta al Presidente Enrique Peña Nieto

Open Letter to President Enrique Peña Nieto

 

Carta abierta conjunta a Roberto Gil Zuarth, Presidente de la Mesa Directiva del Senado de la República

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