Cookie Consent par FreePrivacyPolicy.com
Chine
Actualité

Je demande la libération de Mgr SU Zhimin

Evêque du diocèse chinois de Baoding, Mgr Jacques SU Zhimin est détenu au secret par les autorités depuis vingt ans. Arrêté en octobre 1997 et emprisonné sans procès, il n’a jamais pu donner de ses nouvelles.
Sans titre
Illustration : Juliette Léveillé
Le 16 / 08 / 2017

Ni justice, ni procès

Pour avoir refusé d’adhérer à l’Association Catholique Patriotique, organe de l’Église officielle du gouvernement chinois, SU Zhimin aura passé plus de quarante années en détention. Il est détenu au secret sans jugement ni condamnation depuis 20 ans. Sa détention est arbitraire et contraire au droit international : elle porte atteinte à sa dignité et à ses droits. Depuis dix ans, des groupes de l’ACAT soutiennent SU Zhimin, par l’envoi de courriers aux autorités qui le détiennent.

Une vie en prison 

Dans les années 1950, le gouvernement communiste chinois tente d’établir une Eglise catholique détachée du Vatican. Jacques SU Zhimin, jeune séminariste de 24 ans, est arrêté en 1956 pour s’y être publiquement opposé. Il est emprisonné jusqu’en 1979 puis libéré. Ordonné prêtre en avril 1981, il reste fidèle à l’Eglise de Rome : c’est le début pour lui de nombreuses arrestations et d’une vie passée en détention, en camps de travail ou en résidence surveillée. Nommé évêque clandestin du diocèse de Baoding en 1995, il s’oppose un an plus tard à la destruction par l’armée d’un lieu de pèlerinage. Caché par des prêtres, il est découvert et arrêté en 1997 par la Sécurité publique, qui le maintient en détention depuis, dans un lieu secret.

20 ans de détention secrète et forcée : l’une des plus longues au monde

SU Zhimin est aperçu en novembre 2003 dans un hôpital de Baoding. Alité dans une aile réservée aux autorités et surveillé par vingt policiers, il est soigné pour des problèmes cardiaques et oculaires qui témoignent de ses mauvaises conditions de détention. Dès qu’il est reconnu par le personnel soignant, il est immédiatement transféré dans un lieu inconnu. Depuis, ni les réseaux de l’Église clandestine chinoise, ni sa famille n’ont eu de ses nouvelles. Ils ont simplement su jusqu’à il y a quelques années que SU Zhimin était vivant. Malgré de nombreuses interventions internationales, aucune nouvelle de lui n’a filtré depuis lors.

Agissez : téléchargez la lettre d'interpellation !

Articles associés

Appel à mobilisation
Zhang-Zhan_Thumbnail
Chine

L’état de santé de Zhang Zhan est toujours inquiétant

Le 02 / 11 / 2022
Zhang Zhan est une journaliste indépendante, avocate et défenseuse des droits humains, détenue arbitrairement depuis mai 2020, pour le seul fait d’avoir exercé sa liberté d’expression en informant ses concitoyens de la réalité de la situation à Wuhan, lors du pic de la pandémie de Covid-19. D’abord portée disparue, elle a été officiellement inculpée en septembre 2020 et condamnée quelques mois plus tard à une peine de quatre ans de détention. Il y a un an, l’ACAT-France se mobilisait pour obtenir sa libération immédiate, d’autant que sa vie était en danger en raison de ses conditions de détention. Aujourd’hui, son état de santé reste inquiétant. Ne l’oublions pas.
Article
ThisIsXinjiang_Thumbnail
Chine

Ouïghours : l’effacement institutionnalisé d’une identité

Le 31 / 10 / 2022
Installés dans la région du Xinjiang, les Ouïghours sont l'une 56 ethnies officiellement reconnues par la République populaire de Chine. Pourtant, malgré cette officialisation, ils font l’objet de répressions de la part des autorités, fondées sur cette seule appartenance ethnique. Des crimes contre l’humanité, continuellement niés par les autorités chinoises.
Appel du mois
AM 2022-11-WEB-Sendinblue-ThisIsXynjang-BD2
Chine

Les Ouïghours, victimes de crimes contre l’humanité

Le 20 / 10 / 2022
Selon l’ONU, les Ouïghours sont victimes de violations massives de leurs droits fondamentaux, de crimes contre l’humanité. Toutefois, les autorités chinoises n’ont cessé de nier les répressions systémiques dont ils font l’objet.